Reflets de l'Arc

"Reflets de l'Arc" est le journal paroissial des églises Notre-Dame de l'Arc, St André et St Jérôme. Édité tous les quinze jours, vous trouverez ici l’ensemble des publications au format électronique.


 

Reflets de l'Arc n°354

"Entrer dans le mystère."

(…) Arrivés à Bethléem, ils trouvèrent "l’enfant avec Marie, sa mère" (Mt 2, 11). Après celle de Jérusalem, ce fut pour eux la seconde, la grande tentation : refuser cette petitesse. Et au contraire : "tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui", lui offrant leurs dons précieux et symboliques. C’est toujours la grâce de l’Esprit Saint qui les aide : cette grâce qui, par l’étoile, les avait appelés et guidés au long du chemin, maintenant les fait entrer dans le mystère. Cette étoile qui a accompagné leur chemin les fait entrer dans le mystère. Guidés par l’Esprit Saint, ils arrivent à reconnaître que les critères de Dieu sont très différents de ceux des hommes, que Dieu ne se manifeste pas dans la puissance de ce monde, mais s’adresse à nous dans l’humilité de son amour. L’amour de Dieu est grand, oui. L’amour de Dieu est puissant, oui. Mais l’amour de Dieu est humble, tellement humble ! Les Mages sont ainsi des modèles de conversion à la vraie foi parce qu’ils ont cru davantage dans la bonté de Dieu que dans l’apparente splendeur du pouvoir.

Et alors nous pouvons nous demander : quel est ce mystère dans lequel Dieu se cache ? Où puis-je le rencontrer ? Nous voyons autour de nous des guerres, l’exploitation des enfants, des tortures, des trafics d’armes, la traite des personnes…. Dans toutes ces réalités, dans tous ces frères et sœurs les plus petits qui souffrent à cause de ces situations, il y a Jésus (cf. Mt 25, 40.45). La crèche nous présente un chemin différent de celui rêvé par la mentalité mondaine : c’est le chemin de l’abaissement de Dieu, cette humilité de l’amour de Dieu qui s’abaisse, s’anéantit, sa gloire cachée dans la mangeoire de Bethléem, dans la croix sur le calvaire, dans le frère et dans la sœur qui souffrent.

Les mages sont entrés dans le mystère. Ils sont passés des calculs humains au mystère : et cela a été leur conversion. Et la nôtre ? Demandons au Seigneur qu’il nous accorde de vivre le même chemin de conversion vécu par les Mages. Qu’il nous défende et nous libère des tentations qui cachent l’étoile. Que nous éprouvions toujours l’inquiétude de nous demander : où est l’étoile ? quand – au milieu des tromperies mondaines – nous l’avons perdue de vue. Que nous apprenions à connaître de façon toujours plus nouvelle le mystère de Dieu, que nous ne nous scandalisions pas du “signe”, de l’indication, ce signe donné par les Anges : "un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire" (Lc 2, 12), et que nous ayons l’humilité de demander à la Mère, à notre Mère, qu’elle nous le montre. Que nous trouvions le courage de nous libérer de nos illusions, de nos présomptions, de nos “lumières”, et que nous cherchions ce courage dans l’humilité de la foi et que nous puissions rencontrer la Lumière, Lumen, comme l’ont fait les saints Mages. Puissions-nous entrer dans le mystère. Qu’il en soit ainsi.

Extrait de l’homélie du pape François, en la solennité de l’Epiphanie du seigneur 2015

Reflets de l'Arc n°353

La Bonne Nouvelle

"Jésus aussi a vécu en des temps de violence. Il a enseigné que le vrai champ de bataille, sur lequel s’affrontent la violence et la paix, est le cœur de l’homme : "C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses" (Mc 7, 21). Mais le message du Christ, face à cette réalité, offre la réponse radicalement positive : il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne et il a enseigné à ses disciples à aimer les ennemis (cf. Mt 5, 44) et à tendre l’autre joue (cf. Mt 5, 39). Lorsqu’il a empêché ceux qui accusaient la femme adultère de la lapider (cf. Jn 8, 1-11) et lorsque, la nuit d’avant sa mort, il a dit à Pierre de remettre son épée au fourreau (cf. Mt 26, 52), Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié (cf. Ep 2, 14-16). C’est pourquoi, celui qui accueille la Bonne Nouvelle de Jésus sait reconnaître la violence qu’il porte en lui-même et se laisse guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi, à son tour, un instrument de réconciliation, selon l’exhortation de saint François d’Assise : "La paix que vos bouches annoncent, ayez-la plus encore en vos cœurs".

Être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de non-violence. Comme l’a affirmé mon prédécesseur Benoît XVI, elle "est réaliste, car elle tient compte du fait que dans le monde il règne trop de violence, trop d'injustice, et que par conséquent, on ne peut surmonter cette situation qu'en lui opposant un supplément d'amour, un supplément de bonté. Ce ‘‘supplément’’ vient de Dieu". Et il ajoutait avec une grande force : "Pour les chrétiens, la non-violence n'est pas un simple comportement tactique, mais bien une manière d'être de la personne, l'attitude de celui qui est tellement convaincu de l'amour de Dieu et de sa puissance, qu'il n'a pas peur d'affronter le mal avec les seules armes de l'amour et de la vérité. L'amour de l'ennemi constitue le noyau de la ‘‘révolution chrétienne’’". Justement, l’évangile du aimez vos ennemis (cf. Lc 6, 27) est considéré comme "la magna charta de la non-violence chrétienne" ; il ne consiste pas "à se résigner au mal […] mais à répondre au mal par le bien (cf. Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l'injustice".


(Extrait du message du pape François pour la célébration de la 50ème journée mondiale de la paix, le 1er janvier 2017)

Reflets de l'Arc n°352

Avortement, droit ou drame ?

En ce temps béni où nous goûtons la joie de nous préparer à la douce fête de la Nativité, un événement vient troubler notre sérénité. Un événement qui passera sans doute inaperçu à beaucoup de nos concitoyens : le 1er décembre prochain, l’Assemblée nationale ouvre le débat sur le projet de loi qui instaurerait un délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Je ne puis cacher mon trouble.

Quel est donc ce délit ? Il est celui des associations qui, par le biais d’internet, se mettent au service des femmes pour les accompagner dans leur douleur d’avoir interrompu une grossesse non désirée ou dans la décision difficile de garder ou non le petit être humain qu’elles portent en leur sein. Il ne sera plus autorisé de dire, comme 52% des français, que le nombre d’avortements est une "situation préoccupante". Il sera interdit de dire, comme 72% des français, que "la société devrait aider les femmes à éviter le recours à l’interruption de grossesse", ou, comme 90% des femmes, que l’acte qui met fin à la vie d’un être humain laisse chez sa mère "des traces psychologiques difficiles à vivre" (sondage IFOP). Non, Madame Rossignol, je ne peux accepter le projet d’entrave à la liberté de conscience que, comme ministre de la famille et des droits de la femme, vous portez devant le Parlement.

Pour entrer dans le temps de l’Avent, à la cathédrale Saint-Sauveur, nous avons prié pour la vie, comme dans de nombreuses églises du monde. Nous avons imploré la divine miséricorde pour tous ceux qui pleurent la vie perdue ou la vie blessée. Nous avons médité l’appel à la miséricorde que nous adresse à nouveau le pape François dans sa lettre "Misericordia et Misera", donnant à tous les prêtres la faculté d’absoudre le péché d’avortement. "Je peux et je dois affirmer avec force qu’il n’existe aucun péché que ne puisse rejoindre la miséricorde de Dieu".

"Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en surabondance" dira l’enfant de la crèche. Je vous souhaite une bonne marche en Avent, dans la joie.

+ Christophe DUFOUR
Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

P.S. : lettre de Mgr. Pontier adressée au président de la république :

http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/430718-lettre-de-mgr-pontier-president-hollande/


Reflets de l'Arc n°351

Mayssam et Abir SAHDO

Le temps de l’Avent vient de commencer ; il sera marqué cette année par l’accueil d’un couple de réfugiés syrien, démarche qui s’inscrit dans la grâce de Noël.
Mayssam et Abir Sahdo seront installés au presbytère de la paroisse saint André dès le mois de décembre.  Arrivés en février, ils ont obtenu leur statut de réfugiés. Nous les accueillons pour une année afin de leur permettre de continuer leur chemin d’intégration dans notre pays et qu’ils puissent devenir autonomes.

Ils ont besoin que nous les aidions à apprendre le français, à se frayer un chemin à travers les démarches administratives… et tout simplement de notre présence amicale. Chacun peut ainsi contribuer à cet accueil. Notre objectif sera atteint si nous les rendons capables de se prendre en main et de trouver un travail et un autre logement !

Bien entendu, cela passe aussi par des questions très pratiques. Par le lien : http://mayssametabir.esy.es/ vous pouvez suivre les besoins matériels au fil du temps, Abir devant accoucher en mars de son premier enfant.

Une petite équipe de paroissiens s'est mise en place afin de mener ce projet ; elle est coordonnée par Hugo et Fanny Guttierez.

Que soient remerciés ceux qui se sont déjà engagés à un soutien financier (dons, prélèvement automatique) adressé directement à la paroisse Notre-Dame de l’Arc.

père Vincent Pascal

"Chers amis, ne l’oublions jamais à travers les personnes dans le besoin, c’est Jésus lui-même que l’on rencontre." pape François.
 

P.S. : Grâce au RSA, ils pourront payer leurs charges et ainsi appréhender le coût de la vie chez nous. Pour l’instant ils ne pourront vraisemblablement pas assumer de loyer, ce qui représente un manque à gagner réel pour nos paroisses, car c’est une de nos ressources principales. Les dons (chèque ou virement) sont à adresser au secrétariat paroissial, à l'ordre de "paroisse Notre-Dame de l’Arc". Si vous désirez un reçu fiscal, merci de le préciser.

Plus d'articles...