Reflets de l'Arc

"Reflets de l'Arc" est le journal paroissial des églises Notre-Dame de l'Arc, St André et St Jérôme. Édité tous les quinze jours, vous trouverez ici l’ensemble des publications au format électronique.


 

Reflets de l'Arc n°365

Dans le souffle de la Pentecôte…

Je rapporterai inlassablement cette parole de Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI, contemplant l’effondrement du mur de Berlin et la fin du rideau de fer en 1989 : "La victoire de l’Esprit !". Pas une arme, pas un char d’assaut, pas une bombe, pas un missile, mais seulement l’Esprit, la victoire de l’Esprit. Nous croyons que l’Esprit est le Maître de l’impossible. Lors de la fête de Pentecôte, fête du don de l’Esprit, les chrétiens se rappellent la promesse du Christ à ses apôtres : "L’Esprit Saint viendra sur vous". La promesse d’une plénitude que la symbolique des chiffres inscrit dans un calendrier : après la plénitude des sept fois sept semaines, le cinquantième jour après Pâques inaugure un temps nouveau, un nouveau commencement, une création nouvelle, œuvre du Créateur, Maître de l’impossible.

 
L’appel à l’Esprit est l’ultime prière du croyant, point d’orgue de toute l’Ecriture sainte, dernier mot du dernier livre de la Bible : "Maranatha, viens, viens, viens, Esprit Saint, viens Seigneur Jésus". Nous voyons aujourd’hui les impasses du monde, les incapacités humaines à dépasser les égoïsmes, à juguler la violence, à accorder les intérêts contradictoires, à répartir les richesses, à réguler les passions destructrices, à corriger les comportements et les pratiques nocives qui mettent en péril l’harmonie inscrite dans l’ordre de la nature. Nous prenons conscience que la terre a ses limites et que l’esprit humain n’est pas tout puissant. Et pourtant nous croyons que l’humanité est capable de l’impossible si elle s’ouvre au Maître de l’impossible. Tel est le sens de la fête de Pentecôte que célèbrent les chrétiens en ce début du mois de juin.
 
Je fais un rêve. Si un milliard de chrétiens priaient avec ferveur, si des millions de voix s’élevaient vers le ciel et suppliaient l’Esprit saint de réaliser l’impossible, un feu d’amour embraserait la terre, des pardons s’offriraient, une humanité réconciliée adviendrait ! La victoire de l’Esprit ! (…)

 + Christophe DUFOUR Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

Reflets de l'Arc n°364

Les enfants le dimanche à Notre-Dame de l’Arc ?

 
Comment la célébration de la messe du dimanche peut-elle profiter à tous, parents comme enfants ?
 
Comment tenir compte de l’âge des enfants pour que la messe dominicale soit pour eux aussi une expérience stimulante dans leur vie de Foi ?
 
A vrai dire, nous voulons chercher avec vous (tous) la proposition la meilleure et la plus réaliste ! Des premières propositions :
-Les 0-3 ans sur le tapis,
-Pendant la liturgie de la parole, les 3-5 ans autour d’un dessin en lien avec l’évangile et les 6-8 ans introduits à un des textes de la parole de Dieu du jour.
-Les plus grands étant au service de l’autel ou de l’assemblée.
 
Merci de nous adresser (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) vos propositions et vos attentes.
 
Nous en discuterons le dimanche 18 juin, lors d’un apéritif après la messe à Notre-Dame de l’Arc.
 
Père Vincent Pascal et l’équipe missionnaire.
 
P.S. : Question pour des jeunes couples : souhaiteriez-vous une proposition spécifique (en dehors de la messe dominicale) concernant l’éducation de vos enfants ?

Reflets de l'Arc n°363

Chère Europe, où vas-tu ?

Mon père m’a avoué un jour que, s’il avait vu passer dans la rue un soldat allemand, il l’aurait tué. Il avait alors 18 ans et vivait dans un déchaînement de violence qui a fait de la Seconde Guerre mondiale la période la plus cruelle de toute l’histoire de l’humanité. Mais des hommes et des femmes de foi se sont levés et ont dit : "Plus jamais cela !" Nous avons atteint aujourd’hui un nouveau record, celui du temps de paix le plus long des derniers siècles. Il est bon de nous en souvenir en cette période historique d’élections.
Je n’ajouterai pas un commentaire à tous ceux que nous diffusent aujourd’hui les médias. Mais je veux me faire ici l’écho de la parole du pape François dans son discours aux chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne à l’occasion du 60e anniversaire du traité de Rome, le 24 mars dernier.
 
L’Europe a une âme, et son âme demeure unie parce qu’elle vit selon les mêmes vertus – je préfère ce mot à celui de valeur – chrétiennes et humaines, et qu’elle s’est éloignée des idéologies qui l’ont divisée et ravagée. Je cite : "Dans notre monde multiculturel ces valeurs continueront à trouver plein droit de cité si elles savent maintenir leur lien vital avec la racine qui les a fait naître. Dans la fécondité d’un tel lien se trouve la possibilité de construire des sociétés authentiquement laïques, exemptes d’oppositions idéologiques".
 
L’Europe est une vie. Comme toute vie, elle est fragile et peut être tuée. Le risque pour cette vie, c’est l’égoïsme. "Le premier élément de la vitalité européenne est la solidarité". Que l’Europe se fasse la voix des pauvres, la voix de tous ceux qui souffrent des dérives libérales de la mondialisation. Je cite : "L’Europe n’est pas un ensemble de règles à observer, elle n’est pas un ensemble de protocoles et de procédures à suivre. Elle est une vie, une manière de concevoir l’homme à partir de sa dignité transcendante et inaliénable".
 
L’Europe est un chemin d’espérance. Je cite : "L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle ne s’enferme pas dans la peur et dans de fausses sécurités… ; lorsqu’elle investit dans le développement et la paix ; lorsqu’elle investit dans la famille qui est la première et fondamentale cellule de la société". Le matérialisme "semble lui avoir rogné les ailes…" J’ose dire avec le pape François que "l’Europe a un patrimoine d’idéaux et de spiritualité unique au monde qui mérite d’être proposé à nouveau avec passion…, meilleur antidote contre le vide de valeurs de notre temps". Ce vide, ajoute-t-il, est "le terrain fertile pour toute forme d’extrémisme".

J’aime la France. La France dans une Europe des nations. Avec ferveur, je prie pour mon pays. Avec passion, je vous invite à prier pour la France, à l’édifier et à raviver son âme.


+ Christophe DUFOUR
Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

Reflets de l'Arc n°362

Élections présidentielles : à l’issue du résultat du premier tour des élections présidentielles, la conférence des évêques de France redit le rôle de l’Eglise et rappelle ses fondamentaux :

 
 (…) A la lumière de l’Evangile qui inspire son Enseignement social, l’Eglise catholique veut éclairer les consciences en donnant des éléments pour le discernement. Ainsi, n’appelle-t-elle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat mais, en rappelant les enjeux de l’élection, elle souhaite donner à chacun des éléments pour son discernement propre. Elle redit l’importance du vote : acte citoyen, acte responsable dans une démocratie.

(…) Quelle société voulons-nous construire ? (…) Nous croyons en une société où l’être humain est plus qu’un élément du processus économique ou technologique. La dignité de notre société se reconnait au respect des plus faibles de ses membres depuis le début de leur vie jusqu’à leur fin naturelle.
C’est par un véritable pacte éducatif que les familles et l’école se rapprocheront alors qu’un climat de concurrence ou de méfiance ne peut que les éloigner. Et c’est en soutenant la famille, tissu nourricier de la société, en respectant les liens de filiation, que l’on fera progresser la cohésion sociale.
Une société vivante repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité efficaces. L’État doit intégrer la solidarité dans la construction du projet de société et mettre en œuvre concrètement sa préoccupation des plus pauvres, des personnes âgées, des personnes handicapées, des chômeurs. Négliger les plus fragiles revient à diviser la société. L’Etat doit donc gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale.

Concernant les migrants, l’accroissement du phénomène migratoire, du à de nombreux facteurs, est un constat, pas un combat. Quand certains pays accueillent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ? (…) La solidarité doit aussi s’exercer au niveau européen : l’Europe doit s’engager courageusement dans des politiques d’accueil. Elle doit, parallèlement, mettre en œuvre de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations (…) C’est une véritable adhésion des peuples d’Europe au projet européen qu’il faut favoriser. Et cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent.

(…) Enfin, (…) nous avons une responsabilité commune envers l’humanité et les générations à venir sur le plan écologique. La sagesse nous invite à revoir urgemment nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.
Aujourd’hui, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme.

Notre foi chrétienne nous appelle à l’Espérance : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous invitent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste, plus fraternelle dans ses diversités et plus respectueuse de chacun.


Mgr Olivier RIBADEAU DUMAS
Secrétaire général et Porte-parole (Publié le 23 avril 2017)
Texte complet : http://www.eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/438036-elections-presidentielles-leglise-redit-son-role-et-rappelle-ses-fondamentaux/


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